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11 March 2016


Amis gardiens, aujourd’hui sur Main Opposée, nous vous proposons de découvrir le gardien de Manchester United actuellement prêté au Standard de Liège, le catalan né en 1982 : Victor Valdés, 1m83 pour 78kg. Voici son histoire.

“MES QUE UN PORTERO” : L’EMBLEME D’UN CLUB

12 années en équipe première, 535 matches, 5 trophées Zamora (meilleur gardien de la Liga) et 28 titres glanés sous le maillot barcelonais. Voilà en une phrase le parcours du 5ème joueur le plus capé de l’histoire du FC Barcelone. Une histoire qui aurait bien pu ne jamais commencer. En effet, vers 10 ou 11 ans, Valdés ne souhaitait pas être gardien de but, ce sont ses formateurs qui l’ont poussé vers cette voie. Il faut également savoir qu’à la Masia, le célèbre centre de formation du club catalan, Victor est en concurrence avec Jose Manuel Reina (aujourd’hui titulaire à Naples après avoir fait les beaux jours de Liverpool). A 17 ans alors que la concurrence entre les deux jeunes hommes se fait féroce, Valdés se déchire le psoas de sa jambe forte : la droite. Ce muscle est essentiel à la frappe et extrêmement difficile à soigner car très fragile. Cette blessure va changer son jeu, le contraignant à apprendre à repartir par du jeu court quelques soient les conditions. Bien que Reina possède un jeu au pied exceptionnel, son aptitude à jouer au sol n’est en rien comparable à celle de Victor Valdés et par conséquent moins adaptée au jeu de possession du Barca.

Le début des années 2000 au club n’est pas brillant pour les portiers de la capitale catalane. Dutruel ou Rüstu ne vont successivement pas s’imposer dans les buts. Lors de la saison 2002/2003 Van Gaal lance Victor en équipe première avant qu’il ne devienne titulaire dès la saison suivante. Régulièrement pointé du doigt comme étant le maillon faible de sa formation notamment à l’orée d’une rencontre capitale en ligue des champions contre Lyon (alors place forte du football européen), il franchira un palier sous l’ère Guardiola, gommant ses petites sautes de concentration. De 2010 à 2014, Barcelone écrase tout sur son passage et Valdès est tout simplement exceptionnel. Décisif dans des matches importants et surtout d’une irréprochable régularité il dispute son centième match de Ligue des champions en mars 2013. En juin de cette même année il prend la décision de ne pas prolonger son contrat qui expire en fin de saison suivante. Malheureusement pour lui, les clubs qui souhaitaient l’engager gratuitement à l’issue de la saison 2013/2014 vont se rétracter après une dramatique blessure le 26 mars 2014. Cela le tiendra à l’écart des terrains six mois durant. Louis Van Gaal, qui entraine United, lui tendra alors la main…

LA TRAVERSÉE DU DESERT

Le coach de Manchester accepte qu’il reprenne le chemin des terrains sous son aile dans le nord de l’Angleterre. Son retour et ses entrainements étant convaincants, il s’engage le 7 janvier 2015 pour devenir la doublure de David De Gea. Il est très bon en fin de saison lorsque le titulaire se blesse. Malheureusement à l’été 2015, De Gea est annoncé partant du côté de la capitale espagnole et Van Gaal enrôle alors un autre gardien. Il s’agit de l’argentin Sergio Romero. Les relations entre le manager néerlandais et Valdés se dégradent énormément suite à cet épisode. Valdés est écarté du groupe professionnel, contraint de s’entrainer avec les U21 ! Le tyrannique entraineur va jusqu’à lui interdire l’accès au centre d’entrainement tant qu’un joueur de l’équipe première y est présent. Sollicité à l’hiver 2015 par Liverpool, Van Gaal refusa prétextant qu’il ne voulait pas renforcer un concurrent pour les places européennes pour la deuxième partie de saison. A priori, à l’origine de cette querelle : le refus de Valdés de jouer un match en U21 à la fin de la saison 2014/2015. En réalité il était blessé mais Van Gaal ne le crut pas. Ce qui entraina une longue traversée du désert pour le portier ibère. Une issue à ses problèmes semble se présenter avec l’opportunité de prêt en Belgique à Liège. Ses débuts sont mitigés et certains joueurs (dont l’ancien joueur de Valenciennes Dossevi) ont même pris parti pour le jeune gardien du club qui était titulaire avant l’arrivée de VV : Guillaume Hubert.

LA MALÉDICTION EN SELECCION

Son palmarès en sélection est exceptionnel. Seul souci, sur la Coupe du monde 2010 remportée et l’Euro 2012 dont il sortira également vainqueur, il n’aura pris part à la moindre minute. Depuis ses débuts avec la « Roja » en 2010, Valdés n’aura joué que 20 matches restant la plupart du temps dans l’ombre du légendaire numéro 1, Iker Casillas plus âgé d’un an. Pourtant à chaque fois qu’on aura sollicité Valdés sous le maillot de la sélection espagnole, il fut irréprochable. On pense tout particulièrement à son match au stade de France comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Grégory Coupet aura connu une carrière internationale presque similaire (les trophées en moins). Lui aussi subissant la concurrence d’un mythe seulement plus vieux d’un an, Fabien Barthez. Ils auront été fidèles à un club pendant de longues années (l’Olympique Lyonnais pour le français) et leur fin de carrière en club aura été marqué par une grave blessure (ligaments du genou puis fracture de la cheville pour le gardien lyonnais). Le parallèle entre leur carrière est troublant sur ce point.

Résumé de son match contre la France

QUEL TYPE DE GARDIEN EST-IL ?

Difficile de juger à l’heure actuelle son réel niveau tant la dernière année et demie a été délicate pour le catalan. D’autant plus que son jeu naturel est tellement calqué sur les demandes spécifiques du FC Barcelone, qu’il semble presque impossible de le retranscrire dans un autre club. Cependant, dans sa longue carrière, Victor Valdés aura été un gardien extrêmement explosif et avec une qualité de premier relanceur qui est peut être la meilleure de tous les temps. Impérial dans les un contre un, sortant avec une détermination et une vitesse folle, il aura évité au Barca de concéder beaucoup plus de buts sur les contres subis à cause de leur outrageuse domination. Cependant Valdés montra des limites dans le jeu aérien notamment en raison d’une détente peu impressionnante. Voilà certainement le domaine dans lequel il était le plus exposé.

SES GANTS

Victor porte des gants de la marque anglaise Sells. Il joue avec un modèle qui se rapproche énormément de la coupe de ses anciens sponsors (à savoir Nike et Penalty) qui consiste à avoir l’index et l’auriculaire en rollfinger, le reste du gant étant en coupe plate.

Antoine Garcia

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