Demi-finale retour de la Ligue des Champions ce mardi soir à l’Emirates Stadium d’Arsenal où les Gunners recevaient l’Atlético de Madrid une semaine après s’être quittés dos à dos au match aller (1-1).
S’ils ne sont jamais parvenus à remporter la Ligue des Champions, les deux clubs ont tous deux déjà atteint la dernière marche par le passé. Pour Arsenal, c’était il y a 20 ans (défaite 2-1 contre le FC Barcelone). Pour l’Atlético de Madrid, c’était il y a 10 ans (défaite aux tirs au but face au Real Madrid). Gunners et Colchoneros avaient donc à cœur de mettre fin à une si longue attente et de s’offrir nouvelle opportunité de remporter la plus prestigieuse compétition européenne.
Dans les buts, pas de surprise puisque David Raya et Jan Oblak étaient, comme à l’aller, présents au coup d’envoi.
À l’issue d’un match pas toujours emballant, c’est finalement Arsenal qui s’impose (1-0) et poursuit sa route grâce à un but de Saka juste avant la mi-temps.
Côté gardiens, Raya aura surtout défendu l’espace, se montrant décisif à plusieurs reprises, tandis qu’Oblak n’a pu que (magistralement) repousser l’échéance de quelques secondes sur le but des Gunners. Analyse.
Décisif : 0 fois / Responsable : 0 fois
55e min. : Griezmann déclenche une frappe puissante des 14m que Raya détourne avec autorité.
Décisif : 3 fois / Responsable : 1 fois
11e min. : Sur un corner rentrant, Raya réalise une intervention à montrer dans toutes les écoles de foot. Décisif.
51e min : Sur un ballon dans la profondeur avec un bloc haut, Raya, en restant haut, met en difficulté son défenseur pour que ce dernier puisse lui donner le ballon de la tête. Responsable.
52e min. : Raya s’impose aux poings sur un corner rentrant joué au premier poteau mais avec assez de hauteur. Décisif.
64e min. : Centre d’Alvarez aux allures de ballon d’échauffement, une formalité pour Raya.
76e min. : Raya peut se faire plaisir sur un centre qui a tous les paramètres nécessaires pour faciliter son intervention.
79e min. : Raya s’active sur un centre et peut, grâce à une très belle poussée jambe droite, dévier le ballon hors de portée des attaquants madrilènes avec sa main droite. Décisif.
David Raya a multiplié les relances de qualité tant en phase de possession que dans le jeu long.
Décisif : 1 fois / Responsable : 0 fois
33e min. : Frappe déviée de Gabriel qui prend une trajectoire haute, simplifiant l’intervention d’Oblak.
45e min. : BUT POUR ARSENAL (1-0). Oblak réalise un arrêt somptueux sur la frappe puissante de Trossard (décisif) mais il n’est pas récompensé, Saka reprenant victorieusement le ballon.
80e min. : Frappe des 16m manquant singulièrement de puissance pour inquiéter Oblak.
Décisif : 0 fois / Responsable : 0 fois
6e min. : Centre rentrant des 20m, plein axe avec de la hauteur, une aubaine pour Oblak.
25e min. : Sur un centre en retrait où l’attaquant est à 7m de lui, Oblak a malheureusement son centre de masse en arrière, ce qui l’empêche de réagir.
26e min. : Ballon dans la profondeur intercepté par Oblak à 14m, sans grande difficulté.
44e min. : Oblak juge mal une trajectoire et sort sur son côté gauche, mais intelligemment, il s’arrête et se replace d’un recul frein salvateur.
60e min. : Oblak s’impose grâce à une très bonne anticipation de la trajectoire.
79e min. : Oblak s’interpose dans les airs dans un contexte favorable sur le centre de White.
Jan Oblak n’a presque jamais joué court et s’est contenté de jouer long quand il était en possession du ballon.
Peu sollicité dans la défense de son but, trois fois décisif dans la défense de l’espace et une nouvelle fois très à l’aise offensivement, David Raya, malgré quelques imprécisions, est à n’en pas douter un des grands artisans du parcours d’Arsenal dans la compétition. Reste à présent la dernière marche, le 30 mai à Budapest, en lui souhaitant plus de réussite que Jens Lehmann, portier des Gunners lors de la finale 2006, expulsé après seulement 18 minutes.
À l’autre bout du terrain, Jan Oblak est passé par toutes les émotions en quelques instants juste avant la mi-temps : une mauvaise lecture vite corrigée par un recul frein parfaitement maîtrisé, un arrêt aussi splendide que décisif, puis la détresse et l’impuissance face à l’attaquant qui conclut, le tout en l’espace de 30 secondes. Tout va très vite dans le football, y compris pour un gardien, même si parfois il n’y peut rien…
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Analyse réalisée par Thierry Barnerat, expert senior goalkeeper & analyste de la performance de Thibaut Courtois.

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